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Publié le mercredi 23 juin 2004
Mercredi 23 juin 2004
La Cité Interdite
La Cité Interdite
Quand je prononce ton nom Bruxelles Comme tes gentils wallons t'appellent C'est que, une partie de moi tu recèles Entre mon petit appartement et l'hôtel C'est clair entre toi et moi Bruxelles C'est l'histoire de la bête et la belle Scellée à jamais par un destin cruel C'est la saga de mille et une étoiles D'où tu jaillis une filante étincelle C'est la voix vibrante de Jacques Brel Au chant mélancolique des hirondelles
Quand je murmure ton nom Brussel Comme tes chers flamands t'épèlent C'est que, tout en toi m'interpele Tu étais ma première lune de miel Le nid d'amour de mes querelles Tu étais mon dernier cadeau de Noël L'astre qui illumine mon ciel Tu étais loin à se faire la belle Et moi perdu jouant le fou rebelle Dans un flagrant inéquitable duel Où hélas tu manquais à l'appel
Toutes ces années à vivre en toi Sans vouloir vraiment de moi Le jour j'étais caché dans tes bois La nuit j'étais pris dans tes bras Des années à être aux abois Sans que je perds en toi ma foi Des années de chance et d'émoi Sans que je retrouve toute ma joie Des années à suivre ta voix Portant tout seul ma croix Sans jamais avoir le choix
Hamid Hafidi
Nemesis |
| 2004-06-23 19:20:40
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Mercredi 23 juin 2004
Appel à témoins
Appel à témoins
Mes très aimables gentils gens Puis-je avoir votre attention? Veuillez m'écouter pour de bon Je n'en ai pas pour longtemps
Dans ma vie de tout moment Des combats à chaque instant Que je mène sur tous les fronts Déjà étant un petit enfant Je me prenais pour un grand Et le jour devenu adolescent Je m'en souciais pour autant Et à la fleur de mes vingt ans J'avais l'air d'avoir cent ans Et puis dans quelque temps Je serais hélas hors des temps Je vous le dis très franchement Je vous le dis tout sincèrement Je ne peux vivre tout le temps Ni même demeurer longtemps Mes très aimables gentils gens Puis-je avoir votre attention? Veuillez m'écouter pour de bon Je n'en ai pas pour longtemps
Ma vie est un calvaire émouvant Un vrai parcours du combattant Etrange tragi-comique feuilleton Rédigé dans les larmes du sang Souvent je me suis cassé les dents En voulant trop vite sortir du clan Oubliant n'être qu'un simple pion Dans un monstrueux choc des titans Un duel où je réponds présent A ma propre prière de l'absent Un rituel où on m'enterre vivant L'âme et le corps agonisants Tel un martyre d'un autre temps Sacrifié sur le bûché brûlant Crucifié sur la croix en moribond
Mes très aimables gentils gens Puis-je avoir votre attention? Veuillez m'écouter pour de bon Je n'en ai pas pour longtemps
Affrontant un destin nonchalant Me voilà tout seul maintenant Condamné à errer dans le néant Hanté par mes vieux démons L'ultime étape de mon châtiment Pour avoir soulever mes soupçons Et m'être posé trop de questions Pour avoir un jour hausser le ton Brisant un tabou et un serment Pour avoir été un dure opposant Fier, farouche, obstiné et fervent Pour avoir eu cette détermination De changer le monde pour de bon Pour avoir oser tout simplement Leur crier au visage: non et non
Mes très aimables gentils gens Puis-je avoir votre attention? Veuillez m’écouter pour de bon Je n'en ai pas pour longtemps
Il est vrai de dire qu'être tout bon N'est rien d'autre qu'être tout con A quoi sert d'être un paisible pigeon Dans un monde sauvage de faucons Comment survivre en petit poisson Nageant aux fins fonds de l’océan J'aimerais cracher en furieux dragon Les feux de ma colère sur les tyrans Des flammes à la rage d'un ouragan Malgré tout ça je m'en sors gagnant De la dure épreuve du feu et du sang Aujourd'hui je deviens un revenant Venu du royaume des morts-vivants Dont je suis l’unique survivant Le dernier guerrier des Mohicans
A vous mes aimables gentils gens Merci pour toute votre attention Me voilà enfin parti pour de bon J'espère que ça n’était pas long
Hamid Hafidi
Nemesis |
| 2004-06-23 19:19:37
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Mercredi 23 juin 2004
Dents de galère versus dents de mer
Dents de galère versus dents de mer
Les dents de la galère Se cachent sans sourire Les dents de la mer Se montrent pour punir
Passés déjà trente ans Et plus rien comme dents Sauf celles contre le temps Que j'ai passé en dormant Sur le toit d'un volcan Dans son lit de néant A jouer le fidèle amant La belle au bois dormant Dans ses bras de géant Ebloui par ses néons Comme un petit enfant Un môme de trente ans Les dents de la galère Se cachent sans sourire Les dents de la mer Se montrent pour punir
Passés déjà trente ans Et plus rien de bon A me mettre sous la dent Pour affronter les vents Et ces sales rudes temps Qui courent depuis longtemps Depuis que j'étais enfant Insoucieux et inconscient Un gamin pleurnichant Dans les jupes de maman Un gentil, paisible garçon Naïf, rêveur et innocent
Les dents de la galère Se cachent sans sourire Les dents de la mer Se montrent pour punir
Passés déjà trente ans A me casser les dents Sur le mur des lamentations Sur le rocher des déceptions Sur les vagues des dérisions A l'île des grandes illusions Jouant mes propres contorsions Au triste cirque des confusions Perdu dans l'immense océan Seul contre marrées et vents Naufragé dans le tourbillon Du chagrin et des frustrations
Les dents de la galère Se cachent sans sourire Les dents de la mer Se montrent pour punir
Passés déjà trente ans Et encore toutes mes dents Contre tout ce futile temps Que j'ai passé en volant Sans jamais prendre le volant Prétendant être le commandant D'un prédestiné avion Téléquidé sans que je le sens Bien trop tard le comprenant Je viens au bal en dansant Un invité au dîner des cons
Les dents de la galère Se cachent sans sourire Les dents de la mer Se montrent pour punir
Passés déjà trente ans Et tous ces maux de dents Qui me déchirent dedans Et me vident de mon sang Je n'ai plus de calmants Contre mes regrets d'antan Je n'ai plus de potions Pour redevenir un champion Je n'ai plus de plans Pour aller vers l'avant Il n'y a plus de pont Pour me sauver maintenant
Les dents de la galère Se cachent sans sourire Les dents de la mer Se montrent pour punir
Passés déjà trente ans A perdre toutes mes dents Pour chaque an, une dent Pour chaque dent, un an Et plus rien maintenant Plus rien comme don Sauf mes derniers ans Qui me restent de ce temps Et encore deux dents Une je jette à Satan Une je donne au Géant Pour me délivrer des démons
Les dents de la galère Se cachent sans sourire Les dents de la mer Se montrent pour punir
Hamid Hafidi
Nemesis |
| 2004-06-23 19:17:52
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Mercredi 23 juin 2004
Le Cœur Bat au Nord
Le Cœur Bat au Nord
Moi l'autre jour je me suis dis Franchement qu'est ce que je fous ici? Je passe une insignifiante vie A glander aux quatre coins des rues D'un café à l'autre de ma triste cité Noyant mes journées dans mes soucis Avec mes potes génération étourdie Tous kif-kif shootés à la tsé-tsé
Le voisin tout bon dernier de la classe Un jour est parti en Europe à la chasse Vite fait bien fait il a réussit la passe Maintenant il est dans le grand business Et en un an il a ramené la grosse caisse Les copains disent c'est une Mercedes Une superbe black cabriolet classe S Une bagnole à tourner la tête aux gonzesses De quoi laisser les mecs les yeux perplexes Moi pour tout dire tellement je me presse De quitter ce paumé bled bon pour la casse J'ai hâte de faire partie de la grande messe Celle du club très fermé de la high classe De ceux à la recherche des grands espaces Qui aux pays des merveilles se font de la place Des types qui voyagent en avion first classe Loin de la misère du quartier et de ses crasses Des horreurs du quotidien et de ses impasses Des regards qui au jour le jour te pourchassent De la maison, au café jusqu'à la grande place Des questions qui à la longueur t'agacent Te martèlent te parcellent t'embarrassent
Moi l'autre jour je me suis dis Franchement qu'est ce que je fous ici? Je passe une insignifiante vie A glander aux quatre coins des rues D'un café à l'autre de ma triste cité Noyant mes journées dans mes soucis Avec mes potes génération étourdie Tous kif-kif shootés à la tsé-tsé
Chaque jour je dis il faut que je le fasse J'ai le courage qu'il le faut et j'ai l'audace Je pars ni vu ni connu sans laisser de trace A la conquête de ce continent qui me tracasse Là où je me tape le fric des billets en liasse De l'argent béni qui coule à flot sans cesse Et les gonzesses qui à la pelle se ramassent De coquettes bombettes à la beauté qui fracasse Chouettes tels des petits pains qui s'arrachent Partir vers ma terre promise et ma paroisse Est mon unique chance de me sauver la face Et s'il le faut je traverse la mer à la brasse Tout seul dans un duel de face-à-face Je la joue quitte ou double pile ou face Ça sera mon jour de gloire si ça passe Une fois pour toute je sors de la masse Mon triste sort derrière moi s'efface Et un rayonnant avenir prend surface Mais si comme d'habitude j'ai la poisse Comme c'est le cas pour ceux de ma race Et qu'une fois de plus j'échoue et ça casse Ca sera du coup le final coup de grâce
Moi l'autre jour je me suis dis Franchement qu'est ce que je fous ici? Je passe une insignifiante vie A glander aux quatre coins des rues D'un café à l'autre de ma triste cité Noyant mes journées dans mes soucis Avec mes potes génération étourdie Tous kif-kif shootés à la tsé-tsé
Hamid Hafidi
Nemesis |
| 2004-06-23 19:15:13
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Mercredi 23 juin 2004
L'appel de la couette
L'appel de la Couette
Je vais en charrette Défier la tempête Les garçons en jupette Les filles en salopette
Je me mets un survêt Un tee-shirt et une jaquette Je me file des chaussettes Et mes Nike baskets Sans oublier ma casquette Et mes Ray Ban lunettes Parti sur une trottinette Je tire la sonnette En fanfare et trompette Autour du cou une amulette Entre les dents une baïonnette Dans la main une machette Sur l'épaule une mitraillette Le doigt sur la gâchette Les yeux derrière la tête Entrain de faire le guet A la traque du moindre geste
Je vais en charrette Défier la tempête Les garçons en jupette Les filles en salopette
Je tiens le rôle vedette De la saga des grosses têtes Un personnage très chouette Dans une ambiance de fête Entouré de belles starlettes Pulpeuses sublimes coquettes Savoureuses jolies bombettes Je joue d'une manière parfaite Des numéros de toutes sortes Un vendeur à la sauvette De petits rêves en cannette Un danseur de claquettes Sur des patins à roulettes Une troupe de majorettes Sur une scène de marionnettes Ca fait rire toute la planète Qui se mène à la baguette
Je vais en charrette Défier la tempête Les garçons en jupette Les filles en salopette
Je prends de ma pochette Une boîte d'allumettes Pour griller une cigarette Que je fume en cachette J'entends des tirs à la roquette Et les cris perçants d'une alouette Le chant des cygnes qui se répète Et le triste refrain d'une clochette J'entraperçois la silhouette De la pauvre petite bête Sans jouer à la devinette Je comprends ce qui se prête Le loup dressé sur ses pattes Entrain de lui faire sa fête Pour la mettre en brochette Le berger parti en brouette Sans même demander son reste
Je vais en charrette Défier la tempête Les garçons en jupette Les filles en salopette
Hamid Hafidi
Nemesis |
| 2004-06-23 19:13:16
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Mercredi 23 juin 2004
A tort & à raison
A Tort & à Raison
La rumeur se propage Dans tous les étages A la une des pages Un vol à l'étalage
Je suis en déphasage En normes de voltage Je suis en décalage Sur le temps de passage Un avion en décollage Sans piste d'atterrissage Une fusée en arrimage Sans robot de guidage Un discours en dérapage Sur les pratiques d'usage Un médiatique tapage Contre le prêt à usage Un guerrier en camouflage Dans une jungle sauvage Un garde-côte en repérage D'un navire en naufrage Un rebelle d'un autre âge Contre la planète des sages Une rivière sans rivages D'une colère en breuvage Un boueux marécage D'une révolte en brassage Un épineux pâturage D'un amer goût de rage Un calme qui présage Un houleux orage
La rumeur se propage Dans tous les étages A la une des pages Un vol à l'étalage
Retranché dans mon ermitage Je profite de cet avantage Pour régner sans partage Sur un encombrant héritage Je gagne sans ballottage Contre tous les sondages Je saute tous les barrages Pour achever mon ouvrage Je provoque des ravages En se jouant des rouages Je parle en codage Mon propre langage J'écris en cryptage Un furieux message Je pars sans bagages Pour le long voyage Je prends le grand large Loin du calme de la plage La tête dans les nuages Ma foi en éclairage Je rassemble mon courage Pour affronter l'orage Abandonné en naufrage Je traverse à la nage Condamné pour outrage Je reviens à la charge
La rumeur se propage Dans tous les étages A la une des pages Un vol à l'étalage
On me rentre dans le garage Pour me faire du rodage Un foyer troisième âge La mécanique en graissage Un décor sans paysage Le système en sabotage Un ordinateur en dépistage Le disque dur en formatage Un immense désert sauvage La personnalité en décodage Une cabine de pilotage La mémoire en piratage Une station de nettoyage Le cerveau en lavage Une clinique de sevrage La fierté en détartrage Une prison de servage La conscience en quadrillage Un centre de dressage La liberté en esclavage Des cours de rattrapage Les idées en modelage Un hold-up dans les parages Les pensées en braquage Une opération prise d'otages La morale en chantage
La rumeur se propage Dans tous les étages A la une des pages Un vol à l'étalage
Après le remue-ménage Je me change de visage En prenant un virage Du côté du monde sage Je me signe la décharge Pour être pris en charge Je rentre dans le sillage D'un dévastant engrenage Une spirale qui me ravage D'où jamais je me dégage J'affiche en étiquetage L'allégeance en tatouage L'égoïsme en recharge L'altruisme en décharge L'affairisme en mariage Le dévouement à la marge Mon esprit dans la cage Mon âme à la décharge Je deviens le sarcophage D'une momie qu'on saccage Un mausolée en pillage D'un corps en lynchage Je suis un tueur à gage D'une proie de passage Un prophète sans message Le silence est mon adage
La rumeur se propage Dans tous les étages A la une des pages Un vol à l'étalage
Hamid Hafidi
Nemesis |
| 2004-06-23 19:12:11
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Mercredi 23 juin 2004
Le Shérif De La Planète Ronde
Le Shérif De La Planète Ronde
J'ai tiré sur le shérif Après qu'il m'a tiré dessus Je deviens un fugitif Le message est bien reçu
En Rombo sur son cheval de Troie Le Cow-boy du Far West s'octroie Sur la vie et la mort un droit Du haut de sa tour d'ivoire se voit Au-dessus du lot et de la loi Un sauveur, un saint, un roi Dieu, le Pape et leur ayant droit Le nouveau maître des lieux se croit Etre le nombril du monde et son toit Un monde qu'il mène sur sa propre voix Comme cela vraiment se doit telle une bague autour de son doigt Le seigneur des agneaux assoit Un nouvel ordre qu'il conçoit Une prédominance qu'il accroît Un trône sur lequel il s'assoit Cow-boy et shérif à la fois Il fait entendre sa voix Un chapeau, une étoile, une croix A la chasse des hors-la-loi Cow-boy et chasseur de proies Il impose de force sa loi Sans laisser le moindre choix Cow-boy et juge de surcroît L'argent et le pouvoir sa foi La règle du plus fort sa loi
J'ai tiré sur le shérif Après qu'il m'a tiré dessus Je deviens un fugitif Le message est bien reçu
En Batman sur son oiseau de fer Le Cow-boy du Far West déclare la guerre A ceux qui défient sa bannière Il leur promet sur cette terre De rendre leur vie une galère Une chasse à l'homme et aux sorcières Un voyage au bout de l'enfer Un vol en classe meurtrière Sur un avion de l'armée de l'air Un aller simple de l'American Air Un retour au ventre du cimetière Et pour le reste des locataires De la moitié infime de la sphère Des cours au goût amer En politiques budgétaires Dans un plateau austère Sauce Fonds Monétaire Le shérif se moque des critères Des droits des prisonniers de guerre Malgré qu'il soit bien signataire Des conventions humanitaires Et des traités communautaires Le monde n'a qu'à se taire Sur ses pratiques sanguinaires Le monde n'a qu'à plaire A la grande dame de fer
J'ai tiré sur le shérif Après qu'il m'a tiré dessus Je deviens un fugitif Le message est bien reçu
En Rodéo sur sa vache à la rage Le Cow-boy du Far West fait des ravages A la planète bleue et son entourage A la nature innocente et son paysage Et pour augmenter ses émissions de gazes Il jette le traité de Kyoto dans la cave Pour les écologistes mêmes si c'est grave La terre est de toute façon son esclave L’Uncle SAM devient fou de rage Qu'on lui saute soudain à la gorge En lui volant ses oiseaux de la cage Et en prenant ses jumelles en otage Il voit dans tous les coins un kamikaze Caché quelque part dans les parages Et en chaque arabe de tout âge Un barbare terroriste sauvage Il entreprend un projet en cascade De Damas, Karachi et Jallalabad De Téhéran en repassant par Bagdad Une guerre sainte du temps des croisades Une destruction massive, un carambolage Un bain de sang et un abominable carnage Des frappes chirurgicales et c'est dommage Si leur précision est trop en dérapage Car le shérif n'a jamais était un sage Ni un adepte de l'art du cadrage
J'ai tiré sur le shérif Après qu'il m'a tiré dessus Je deviens un fugitif Le message est bien reçu
Hamid Hafidi
Nemesis |
| 2004-06-23 19:11:11
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Mercredi 23 juin 2004
LE BOSSU DE NOTRE TEMPS
LE BOSSU DE NOTRE TEMPS
Je sonne la cloche Du temple de ma vie Annonçant l'approche De la fin d'une série La genèse d'une roche Son éclat en débris
Je suis venu dans ce monde Inaperçu sans encombre Ils disent la terre est ronde Pourtant elle a l'air sombre Dans ma tête elle gronde J'ai du mal à la comprendre Sous mes pieds elle tremble Et s'affaisse en décombres La nuit je rêve des blondes Le jour je vis à l'ombre Des blondes belles et grandes Pour un cœur à prendre Des blondes aux fesses rondes Pour un corps à vendre Mes blondes sont une corde Pour un mort à pendre Mes belles sont une bombe Qui me dissémine en cendres Ma terre est une tombe Pour une âme à rendre La sphère d'hécatombe Où crucifié je m'effondre
Je sonne la cloche Du temple de ma vie Annonçant l'approche De la fin d'une série La genèse d'une roche Son éclat en débris
Je suis le grand bonhomme De l'odieuse des dames Comme un petit môme Je croque la pomme Qu'elle m'offre en aumône Dans l'œil du cyclone Je tourne je tourbillonne Mes cris résonnent Mon heure sonne Le destin me transforme Je deviens le méchant homme De la gentille femme Je me promène en fantôme Dans mes cupides fantasmes Je suis le coupable la victime La scène et l'arme du crime Les jurés me condamnent A périr dans les flammes Et moi le bossu je m'affame A la recherche du sésame De la porte de Notre Dame Pour sabler mon champagne
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